L`industrie du bois sera confronté avec une vraie « course contre la montre » pour récupérer le bois des forêts incendiées de la Haute – Mauricie, raconte Fernand Potvin, directeur d`opérations à AbitibiBowater.
Le combat sera fait contre les destructeurs du bois, les insectes qui profitent de leur nombre impressionné pour creuser des tunnels ou y mettre à l`abri leurs œufs. L`industrie du bois et le secteur de papier ont besoin d`une matière première impeccable pour produire une marchandise de qualité. « La priorité est la récupération du bois brûlé », explique Claude Beauchesne, directeur régional du Ministère des Ressources Naturelles et de la Faune. Comme il a dit, pour produire les sciages, le bois brûlé ne représente nécessairement un problème parce que le feu brûle l`écorce, mais le bois est encore bon à l`intérieur. La récolte du bois brûlé devrait duré entre 2-3 ans, mais la vitesse avec laquelle est réalisé sera limité par « la capacité de transformation ». Il est possible qu`on fait des réserves de bois écorcé parce que ça ne fait pas partie du procès industriel.
Si la récolte dépasse la capacité des industriels de la Mauricie qui possède CAAF sur ces territoires, la demande des industriels d`autres régions sera possible pour aider le procès de récupération. « Sur le plan économique, ce n`est peut-être pas une catastrophe, mail il s`agit d`une réduction des valeurs des forêts » a dit M. Beauchesne.
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